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Conforté gardien n° 1 du Stade Brestois au printemps dernier, Grégoire Coudert a finalement été vendu pour 1,2 million d’euros à Burnley (Angleterre). Le Ruthénois donne les raisons de ce revirement.
De n° 4 à son arrivée, Grégoire Coudert a gravi tous les échelons pour se voir propulser n° 1 la saison dernière. Une position qui lui semblait encore promise il y a quelques semaines.
De n° 4 à son arrivée, Grégoire Coudert a gravi tous les échelons pour se voir propulser n° 1 la saison dernière. Une position qui lui semblait encore promise il y a quelques semaines.
L’annonce de votre départ a pu surprendre. Pouvez-vous nous dire comment il s’est décidé ?
On a fini la saison dernière avec Grégory Lorenzi et le coach qui m’avaient dit que je serai n° 1. Avec (Grégory) Lorenzi, on travaillait sur une prolongation et une revalorisation, parce que j’avais encore mon contrat de n° 2. Et s’est passé ce qu’il s’est passé : le décès du coach et le départ de Greg à Marseille… De là, on est rentré dans une période de flou…
À quand remontaient les premières discussions de prolongation ?
À janvier-février, je dirais, et vers avril, on était assez avancés. Mais après ça, il a vite été impossible d’avoir quelqu’un. Tous les joueurs en fin de contrat étaient dans la même situation. Quand la nouvelle direction a été nommée, on a réussi à l’avoir au bout de 10-15 jours. C’est là que j’ai appris qu’ils ne voulaient ni me revaloriser ni me prolonger. À partir de là, c’était plus compliqué… Il y avait une incohérence entre le discours du coach et d’Olivier (Blondel, l’entraîneur des gardiens) - qui estimaient que j’avais gagné ma place - et la direction qui me disait que mon contrat était bien comme il était.
Pour vous, il était impossible de poursuivre à Brest dans ces conditions ?
Non. Et d’autant moins que j’avais reçu d’autres propositions, dont celle de Burnley, avec un contrat de quatre ans… J’ai toujours dit que Brest était ma priorité, mais qu’il me fallait des garanties. J’ai aussi expliqué qu’il était compliqué de me reprocher de discuter avec d’autres clubs quand, ici, il y avait une incohérence au niveau des discours. Avec mon agent, on attendait que Jules (Diatta, directeur sportif et juridique) nous rappelle quand Egil a été annoncé… C’est là qu’on m’a dit : « Tu repasses n° 2 ».
Comment avez-vous accueilli cette annonce ?
Le timing a fait que Burnley a accéléré à ce moment-là, ce qui a bien arrangé tout le monde. Jules a pu aller dans le sens des négociations : il avait choisi son n° 1 et ne voyait donc aucun intérêt à me garder.
C’est en apprenant l’arrivée de Selvik que vous actez le fait de partir ?
Oui. Je me suis rendu compte que quand on est longtemps dans un club, c’est dur de faire changer les mentalités. Certaines personnes ne me voyaient pas comme un n° 1 malgré ce que j’ai pu montrer la saison dernière. Heureusement pour moi, j’ai eu la chance qu’un projet comme Burnley se présente.
Le projet qu’il vous fallait ?
Franchement oui. J’ai toujours voulu jouer en Angleterre et là, j’ai mis un pied dedans, donc je suis très content. En termes d’ambiance, où qu’on soit, on retrouve celle qu’on peut avoir à Lens, en France. L’autre jour, j’ai joué en coupe, contre une League One (Bradford), l’équivalent de la Ligue 3, il y avait 25 000 personnes…
Vous avez 27 ans, signé un contrat de quatre ans et fait une belle bascule salariale. Au final, vous dites-vous qu’heureusement que ça ne s’est pas fait avec Brest ?
Non, parce que si Brest m’avait conforté n° 1, j’aurais été titulaire en Ligue 1. Mais il faut comprendre que, dès lors où Greg (Lorenzi) est parti, j’ai compris que ça allait être le flou, parce que c’est lui qui décidait. Dès lors, mon optique a été de me dire que quoi qu’il se passe, ce serait du positif. J’avais donné ma priorité à Brest, où j’avais gagné ma place et où j’avais envie de confirmer, mais s’il fallait partir à l’étranger, ça m’allait bien aussi.
Vous avez quitté Brest dans un contexte particulier, marqué par le décès d’Éric Roy et la fin du cycle Lorenzi. Quel a été votre état d’esprit au moment de plier bagages ?
Il y avait un peu de tout, de la tristesse évidemment, et la hâte aussi de découvrir une nouvelle aventure aussi. Je ne suis pas parti de Brest comme je l’aurais voulu mais avec, quand même, le sentiment du devoir accompli. J’ai débuté tout en bas de l’échelle (n° 4 à son arrivée en 2021) et j’ai fini n° 1. Je suis hyper reconnaissant envers tous ceux que j’ai croisés à Brest, que ce soit au club ou en dehors. J’y ai passé cinq ans de ma vie, donc forcément, quand tu pars, ça fait un pincement au cœur…
* « Quand on a repris la saison, avec ce qu’il avait montré la saison dernière, on avait la volonté de le faire démarrer. Mais un mercato est fait de changements et il y a quinze jours, on a senti qu’il était attiré par un autre projet. On s’est donc prémuni », avait, quant à lui, indiqué Lachuer après le match amical à Nottingham au sujet de Coudert.