7 Juin 2016

Posted by in a la une, Décryptages | 1 Comment

« Passez à l’attaque » : le décryptage

« Passez à l’attaque » : le décryptage

Le Stade Brestois a dévoilé ce mardi l’affiche pour la campagne d’abonnement 2016/2017. La rédaction d’Allez-Brest.com vous propose donc un modeste décryptage de ce visuel qui  fait le tour des réseaux sociaux, et qui a visiblement plu à la communauté stadiste… 

passez à l'attaque

  • 1. L’affiche est à dominante rouge, un rouge plutôt agressif, histoire de rappeler une couleur qui a été abandonnée (ou presque) des maillots stadistes depuis l’époque du National, et qui devrait faire son grand retour sous l’impulsion de Denis Le Saint. Pour la petite info, des scientifiques ont mis en évidence que les équipes sportives en rouge gagnent 10% de matchs en plus que n’importe quelle équipe vêtue d’une couleur différente. Ces experts avancent que le rouge donnerait davantage d’assurance aux sportifs qui le portent. Pour leurs adversaires, cette couleur inspire plutôt un sentiment d’agressivité et de domination.
  • 2. Vous le connaissez !? Comme toute la Ligue 2. Il aura pour tâche de remplacer le monsieur qui aime les motos et les frites. C’est pas con de mettre son nom sur cette affiche, vu que l’on n’a pas d’équipe encore ! Du coup, les communicants du SB29 essaient de se reposer sur Furlan et sa réputation, histoire de pousser la populace à revenir au stade. Ce n’est pas la première fois qu’ils utilisent ce type de procédé, rappelez-vous du « Je reprends ma place, et vous ? » au retour d’Alex Dupont…
  • 3. L’oeil déterminé, le regard fixe et profond : pas de doute, Jean-Marc Furlan sait où il va et ce qu’il veut, et il a envisagé toutes les solutions. C’est (espérons-le) également le cas du club tout entier, qui semble dans le même temps donner les clefs de son avenir à la vision de Furlan. Un choix risqué, mais qui semble tout aussi déterminé que le nouvel entraîneur brestois. Une détermination suffisamment grande pour assurer un retour au professionnalisme (en effet, Furlan is watching) et qui pourra dérouter plus d’un adversaire, trop habitués à venir sereinement à Francis Le Blé.
  • 4. C’est donc ici le 1er des slogans sous l’ère Le Saint. Et il indique du changement ! En effet, passer à l’attaque, cela suppose que l’attaque n’était pas de mise (ni même souhaitée…) ces dernières années. Un slogan qui s’appuie sur la réputation de Jean-Marc Furlan pour attirer le public, mais également pour montrer les ambitions brestoises : nulle envie de végéter en Ligue 2, Brest veut rapidement jouer les premiers rôles et se diriger vers la Ligue 1 ! Et pour ce faire, Denis Le Saint espère pouvoir compter sur des supporters, divisés et dégoûtés l’an passé. Mais après les années de déception, les supporters Brestois doivent eux aussi retrouver leurs ambitions et… Repasser à l’attaque.
  • 5. Le choix des mots est important ! On ne s’abonne plus au Stade Brestois, on y adhère ! Une façon d’inclure les supporters «au projet» et d’essayer de créer une unité. Que ce soit en réunion avec les supporters, ou dans les discours face aux partenaires, Denis Le Saint a beaucoup utilisé le mot «ensemble». La cellule de communication semble donc suivre la même voie…
  • 6. La symbolique est lourde encore une fois. Souvent désertées cette dernière saison, les tribunes de Francis-Le Blé sont un enjeu majeur pour le club : sous l’oeil souverain d’un Jean-Marc Furlan qui a, dès son arrivée, loué la ferveur du public brestois, celles-ci devront se remplir dès les beaux jours, et dès l’invincibilité brestoise retrouvée. Celle-ci passera assurément par Jean-Marc Furlan et son amour pour le jeu : il semble le plus à même de garnir de nouveaux ces tribunes qu’il semble tant admirer.
  • 7. Cela fait plus d’un an que le Stade Brestois est passé en .BZH, mais pour une équipe un peu plus « Made in BZH », on a longtemps attendu sous l’ancienne présidence… Ce serait l’une des envies du nouveau président, espérons que, lui, respecte ses promesses.


  • johnny122

    ça fait plaisir de lire un article réfléchi sur le sujet.

    Je connais assez mal Furlan et Troyes mais 2 titres d’entraîneur de l’année en L2 c’est plus une coïncidence.

    Choix très rationnel sur le papier, capable de faire une équipe avec un budget moyen. Si en plus on a un maillot rouge, « j’adhère »… :).