29 Déc 2016

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Les tops et les flops à la mi-saison

Les tops et les flops à la mi-saison

Le rideau tombe sur l’année 2016, l’heure du bilan est venue. Beaucoup de choses ont changé en un an au Stade Brestois, et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça fait du bien !

Le retour d’Alex Dupont fut un échec. Malgré des espoirs de montée et un 1/4 de finale de Coupe de France (0-0, défaite aux tirs au but face à l’AJ Auxerre) lors de la saison 2014/2015, jamais le Stade Brestois ne s’est montré en mesure de retrouver l’élite du football français, tant par ses prestations sur le terrain que par sa gestion interne. Les erreurs de castings se sont succédés pendant trois ans. Si votre mémoire vous fait défaut, ou si vous avez décidé de votre propre chef d’éliminer ces 3 ans de vos souvenirs, permettez-moi de vous rafraîchir la mémoire. La liste est longue et non-exhaustive : Platje, Koubemba, Keïta, Cuvillier, Brillaut, Laborde, Belghazouani, Pandor, Samassa, Doumbia, Ranneaud, Birama Touré, Hamdi, Sané, Fanchone, Sankoh … arrêtons-nous là.

Aussi, nous pourrions rappeler quelques épisodes sombres, comme la politique tarifaire appliquée lors de la venue du PSG en 32ème de finale de Coupe de France, qui avait fait un vrai flop (7 860 spectateurs !!), ou encore la prise de bec entre les groupes de supporters et le président de l’époque, Yvon Kermarec.

L’année dernière fut celle de trop, celle du désamour entre un public et son équipe, celle de la passion qui s’éteint, même chez les plus fidèles.

Depuis le départ de Dupont et l’arrivée de Furlan, le club a changé de dynamique et la première partie de saison fut presque exceptionnelle au regard des 6 premiers mois de l’année civile. Brest est champion d’automne de Ligue 2, compte 10 victoires et marque beaucoup de buts.

Nous avons décidé de lister les « tops » et les « flops » de cette première partie de saison.

TOP

Le spectacle. Lors de son intronisation, Jean-Marc Furlan avait fait du spectacle son maître-mot. « Le football est un spectacle » répétait-il devant les micros de la presse locale à plusieurs reprises. Force est de constater que le nouvel entraîneur parvient à appliquer sur le terrain les convictions qui lui tiennent à cœur. En effet, le Stade Brestois est troisième meilleure attaque du championnat avec déjà 26 buts marqués. La force offensive est l’un des plus gros changements par rapports à l’année dernière ou le club avait inscrit 34 buts … sur l’ensemble du championnat !

De plus, les scénarios des matchs ont souvent été à rebondissements. Le « Furlan-time », expression qui désigne un but inscrit par Brest dans les derniers instants d’un match, s’est répété à de nombreuses reprises (Valenciennes, Sochaux, Strasbourg, Laval, Reims, Ajaccio …). Au total, ce sont plus de 10 buts qui ont été inscrits dans le dernier quart d’heure.

Aussi, le jeu qui était absent sous la houlette d’Alex Dupont est aujourd’hui la clé de voûte du projet de Jean-Marc Furlan.

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Photo Iconsport

Le recrutement. Afin de tourner la page de « l’ère Dupont/Kermarec », il fallait renouveler une grande partie de l’effectif. Dans sa globalité, le recrutement est un véritable succès ! La paire Diallo – Castan apprend à se connaitre au fil des matchs et donne déjà des gages de solidité et de complémentarité. Au milieu de terrain, la véritable trouvaille c’est Julien Faussurier, véritable métronome de l’équipe. Sa polyvalence est très importante et fait de lui l’homme de base du staff avec qui il avait déjà travaillé par le passé. A ses côtés, on retrouve le ty-zef Alexandre Coeff, capitaine à plusieurs reprises. Auteur d’un début timide, à court de rythme, il s’est vite rendu indispensable au collectif,Au milieu de terrain, sa qualité technique lui permet d’alterner jeu long/jeu court, permettant de varier le style de jeu de l’équipe. Il est aussi l’auteur de l’un des buts de la saison au stade Océane face au Havre. On attend donc le même à Le Blé, Alex !

https://twitter.com/Max_Gou/status/813741843020189696

Depuis plusieurs saisons et le départ de Nolan Roux, aucun attaquant Brestois ne s’était vraiment imposé devant. Cette année, c’est après les conseils de … Nolan Roux que Neal Maupay est venu s’aguerrir à Brest. A seulement 20 ans, ce précoce du foot français a déjà marqué 10 buts en championnat, ainsi que 2 en coupe de France. Râleur mais battant, ce joueur de caractère est un véritable bourreau devant le but, pour le plus grand bonheur des supporters. C’est aussi une belle réussite de ce mercato.

Une vraie bonne équipe. En plus des recrues qui apportent une véritable plu-value à l’équipe, les joueurs déjà présent au club l’année dernière ont haussé leur niveau de jeu pour la plupart. Cristian Battocchio, auteur de 3 buts est au four et au moulin. Il est le dépositaire du jeu brestois et touche un nombre impressionnant de ballons par match. Bryan Pelé est très percutant sur son côté, mais manque toutefois de réalisme devant le buts (2 buts seulement). D’une manière générale, l’équipe pratique un football alléchant, avec de belles phases de jeu au sol et ce même s’il y a encore du déchet technique.

Le Coach. C’est peut-être LE coup de Denis Le Saint. Les négociations avec Paul Le Guen n’ayant pas donné suite, c’est Jean-Marc Furlan qui a pris la place d’Alex Dupont. Le contraste est saisissant entre les deux hommes, tant sur le plan du jeu que sur le plan humain. Si Dupont était davantage un meneur d’hommes, Furlan est lui un veritable technicien, amoureux du football. Ses conférences de presse sont aussi un véritable bol d’air frais.
Furlan n’a pas caché ses inquiétudes lors de la préparation estivale, trouvant l’équipe trop faible numériquement et qualitativement au mois de juillet. En quelques semaines, il est pourtant le chef d’orchestre d’une équipe bien huilée et première de son championnat. Chapeau, Jean-Marc.

Photo Le Télégramme

La dynamique autour du club. La montée en Ligue 1, en 2010, n’avait pas été suivie d’une modernisation des infrastructures à Brest. C’est aussi et surement l’une des raisons pour lesquelles Brest avait retrouvé la Ligue 2 trois ans plus tard.

Sous l’impulsion de Denis Le Saint, le nouveau président-miracle, le club s’est doté d’une pelouse hybride de très grande qualité. (2ème au classement des pelouses, contre 16ème l’an dernier). Un nouveau centre de vie, baptisée l’Armoricaine en référence au passé du club est également sorti de terre. Ce nouveau complexe moderne remplace les installations précédentes qui n’étaient pas dignes d’un club professionnel. Le rouge a fait son grand retour, tant dans le stade que sur les maillots des joueurs.

Au stade aussi, les soirs de matchs, les choses ont changé. La restauration est plus diversifiée, les buvettes ont été rénovées, des animations avant les rencontres permettent aux spectateurs de passer le temps. Enfin, la bière avec alcool est maintenant en vente à l’intérieur du stade, même si elle ne semble pas encore au gout de tous ! C’est l’image du club dans sa globalité qui s’améliore.

Ça passe en coupe ! Brest a passé un tour de Coupe de la ligue, vous ne revez pas ! Bon, au deuxième tour l’équipe s’est fait taper à Sochaux, 2-0, propre et net. L’honneur est sauf. En Coupe de France, celle qui compte vraiment, le SB29 s’est montré sérieux (Victoire 3-0 face à l’ASPTT Brest et victoire 0-3 à Pontivy). Cap sur la région parisienne début janvier pour le 32ème de finale face à Fleury-Mérogis.

Bonus : La légende, toujours là et bien là ! Et oui, c’est de Bruno Grougi dont nous parlons, bien entendu. Malgré le poids des ans, Bruno est toujours un joueur très important de l’effectif. Plus bas sur le terrain, il donne beaucoup de simplicité et de fluidité au jeu. Son expérience à ce niveau est aussi très importante sur le terrain. Le joueur annonçait il y a quelques jours dans le Télégramme « Brest, c’est tout pour moi ». Cet amour est réciproque, Bruno.

FLOP

Bien que premiers du championnat, avec une attaque de feu, tout ne fonctionne pas encore parfaitement, c’est pourquoi nous avons aussi une liste de « flops » à vous présenter.

Deux joueurs peinent à trouver leurs marques. En effet, Zacharie Labidi et Valentin Lavigne, deux joueures ayant rejoints les Ty-Zef cette année, ne donnent pas encore entière satisfactions. Joueurs à vocation offensive, ils n’ont pas encore le rendement escompté (1 but pour Labidi, 0 pour Lavigne). Nous comptions intégrer Louis Nganioni dans ce flop, toutefois le joueur est en réel progression depuis quelques matchs, il faut le souligner.

Les horaires, quel calvaire ! Cette année Brest a joué le vendredi à 20h00, le samedi à 15h00, le samedi à 15h10, le lundi à 20H30, le mardi à 21h00 et jouera le lundi 21 janvier à … 20h45. Il y a de quoi en perdre la tête ! Ces horaires, décidées par la LFP avec les télés (BeIn et Canal) tuent le football. Par exemple, le choc enter Brest et Troyes s’est déroulé le mardi à 21h00. Il n’y avait donc que 6.000 spectateurs pour cette rencontre qui aurait du attirer davantage de monde.

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L’affluence est décevante cette saison, malgré le très bon comportement de l’équipe sur le terrain. Plusieurs éléments permettent d’expliquer ce phénomène. Les horaires en sont en partie responsables. C’est aussi le caractère léonard de l’équipe dirigeante qui peut en être la cause. Fini les invitations balancées à la pelle pour chaque match. Les tarifs au stade étant assez élevés (bien plus chers que les tarifs de la saison de la dernière montée), les gens préfèrent BeIn sport aux tribunes de Le Blé. C’est dommage.

Notons aussi que beaucoup de gens tournent leur veste aussi vite que le vent. C’est le cas des Molaisiens notamment, pourtant finistèriens, qui ont décidé pour la plupart de supporter Guingamp. Nous n’oublierons pas …

Des jeunes pas encore au RDV. Nous les avions largement mis à l’honneur sur Allez-Brest l’an dernier, notamment pour récompenser leur parcours en Coupe Gambardella. Pourtant cette année, les jeunes tardent à se faire leur place dans l’équipe. Furlan explique qu’ils ont perdu du temps lors des saisons précédentes (comprennez sous Alex Dupont) et qu’il leur faudra du temps pour pouvoir intégrer l’équipe régulièrement. Sissoko était titulaire à Amiens, pour la plus grosse défaite de ce début de saison (0-3). Jacob aussi a eu sa chance mais n’a pas entièrement convaincu. Il est beaucoup trop tôt pour les enterrer et nous souhaitons bien évidemment les revoir à de nombreuses reprises sur le terrain.

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Espérons que la deuxième partie de saison soit au niveau de la première. En multipliant les points par deux, nul doute que la montée nous tendrait les bras.

L’équipe Allez-Brest.com en profite pour vous souhaiter de très joyeuses fêtes de fin d’année et un bon réveillon !

Allez Brest !

Remerciements à foot29 pour la photo de une.