30 Juil 2016

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Gazélec – Brest (0-0) : des promesses

Gazélec – Brest (0-0) : des promesses

C’est reparti pour trente-huit journées. Après une intersaison pour le moins mouvementée, les Tyzefs retrouvaient officiellement les terrains ce vendredi soir face au relégué ajaccien. Qui dit nouvel entraîneur et nouveaux joueurs, dit interrogations. JM Furlan semblait plutôt inquiet avant le début des hostilités mais pourra être rassuré par cette première sortie. Les Brestois n’ont certes pas été flamboyants mais ont été suffisamment solides pour obtenir un point.

La compo : Hartock – Belaud, Chardonnet, Castan, Nganioni – Grougi (cap), Faussurier, Battocchio (Coeff, 63e) – Lavigne (Diallo, 85e), Maupay (Joseph-Monrose, 59e), Pelé.

Les temps forts

Des phases encourageantes

Le Gazélec a eu, de très loin, les meilleures occasions du match et la légende Steeve Elana n’a pour ainsi dire rien eu à faire. Si on s’arrête à ce constat, alors la prestation brestoise peut paraître inquiétante et le point obtenu ne tient qu’à une très belle performance d’Hartock, dans la foulée de la saison dernière. Mais ce serait être trop sévère et oublier le contexte. Avec six nouveaux joueurs titularisés (en comptant Chardonnet), il n’est pas étonnant que les Finistériens aient eu du mal à développer leur meilleur jeu, d’autant plus à l’extérieur chez un relégué de Ligue 1 et sur une pelouse catastrophique.
On retiendra plutôt la volonté de jouer au sol, la propreté des relances, les quelques mouvements offensifs prometteurs et la solidité des derniers remparts. Au bout de quelques semaines de créations d’automatismes, on pourrait bien voir du spectacle à Le Blé et on ne s’en plaindra pas.

Les joueurs

Les satisfactions

Hartock, évidemment. Impeccable dans ses parades, il est l’homme qui a permis de conserver le point du nul. Son défaut reste le même : il repousse les frappes un peu n’importe comment, attention à la reprise.
Grougi. Il aura été le métronome, alors qu’il évoluait pourtant bas au milieu de terrain. Organisateur du jeu, il a réalisé un match complet, malgré un peu de déchet dans les ballons en profondeur.
Castan. Pour une première dans un nouveau pays, c’était franchement pas mal. Son placement n’est pas toujours impeccable, mais il a gagné ses duels.

Les points d’interrogation

Nganioni. Pas franchement mis en valeur offensivement, car le jeu était à droite, il a été aussi brouillon défensivement. Auteur de tacles limites, il a fini par se mettre le public de Mezzavia à dos et peut être heureux que M. Castro n’ait pas accordé de pénalty sur une double intervention litigieuse en fin de match.
– Le duo Faussurier / Battocchio. Ce sont de bons footballeurs, à n’en pas douter, mais ils n’ont pas encore trouvé leur place dans le système de jeu. On ne les a vus que par intermittence.

Encore du travail

Le chantier est conséquent pour améliorer les automatismes entre les joueurs. L’équipe-type devrait aussi être chamboulée avec l’intégration progressive d’autres recrues.
Le gros point noir du match d’hier est le manque d’occasions créées par le Stade, même si le service à Joseph-Monrose devant le but aurait pu suffire si l’attaquant avait mordu dans le ballon. On peut compter le nombre de tirs brestois sur la moitié des doigts d’une main, c’est insuffisant.

Les intentions sont là et ça ne peut que s’améliorer, donc l’espoir de jours meilleurs ne tient plus du rêve. Allez Brest !