30 Sep 2016

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Confirmer en terrain hostile !

Confirmer en terrain hostile !

De nouveau en tête du championnat (en compagnie d’Amiens) depuis sa belle victoire face à Reims, le Stade espère maintenant enchaîner à l’extérieur, sur le terrain de l’AC Ajaccio. Sur une île de Beauté qui réussit, d’ordinaire, assez peu aux Brestois, la tâche s’annonce difficile.

Le 25 septembre 2015, entre un piteux match nul à domicile contre Niort (1-1) et une défaite sur le terrain du Red Star (1-0), Allez-Brest commençait déjà à s’impatienter devant la pauvreté du jeu proposé par les hommes d’Alex Dupont. Un an plus tard, dire que notre humeur est différente serait un euphémisme.

Lundi soir, au terme d’un match riche en spectacle et en occasions, en particulier côté brestois, la troupe de Jean-Marc Furlan a vaincu le Stade de Reims, considéré par beaucoup comme LE favori du championnat. Surtout, le scénario du match, en plus de ravir les 6 786 spectateurs présents à Le Blé, a prouvé, une fois de plus, que le renversement de situation était la nouvelle spécialité maison. Après avoir déjà retourné en sa faveur un match mal engagé contre Orléans (2-1), après le chef-d’œuvre de Battocchio pour offrir la victoire face à Valenciennes (3-2) à la 89e minute, et après un match nul venu d’ailleurs à Sochaux (2-2), le « Furlan time » a encore fonctionné.

Et c’est une nouvelle fois Neal Maupay, du haut de ses vingt ans, qui a revêtu le costume du sauveur. Le jeune attaquant prêté par Saint-Étienne se hisse ainsi sur la troisième marche du podium des buteurs de cette Ligue 2, à une réalisation seulement de la première place, occupée par Andriatsima et Alioui, les artificiers de Sochaux et de Nîmes.

En reprenant victorieusement de la tête le corner de Zakarie Labidi, l’ancien Niçois a donc permis au Stade Brestois de récupérer la place de leader du championnat. Une position perdue dès le lendemain et récupérée, à la différence de buts, par Amiens, auteur d’un bon match nul sur la pelouse du Gazélec Ajaccio (1-1).

C’est donc sans la pression héritée du « maillot jaune » que les Brestois se rendent, eux aussi, dans la capitale corse, ce soir. Pour la deuxième fois de la saison, déjà. Cette fois, c’est l’ACA, à égalité de points avec son voisin, qui attend de pied ferme une équipe finistérienne généralement peu en réussite sur l’île de Beauté. Depuis 1979, le Stade a ainsi disputé 23 matches de championnat en Corse, Ligue 1 et 2 confondues. Bilan ? 13 défaites, 8 matches nuls, et seulement deux victoires. Dont une, en février 2014, face au faible CA Bastia (1-0).

Le bilan face à l’ACA est encore moins reluisant, puisque Brest n’a, pour ainsi dire, jamais gagné à François-Coty.

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À première vue, une victoire ce soir serait donc un petit exploit. Et pourtant, on est tenté d’y croire. Le Stade n’a-t-il pas déjà, cette saison, réalisé l’immense exploit de franchir un tour en Coupe de la Ligue ? N’est-il pas parvenu à arracher un nul à Sochaux alors qu’il était encore mené 2-0 à la 90e minute ? Il n’est pas interdit de penser que ce Stade Brestois-là nous réserve encore de belles surprises.

L’écho de la conf’

Jean-Marc Furlan ne semble pas être un adepte de l’adage selon lequel on ne change pas une équipe qui gagne. « On est dans la prudence et dans l’anticipation permanente, pour être dans la gestion du prochain match et pérenniser pour toute la saison », a-t-il ainsi déclaré en conférence de presse hier. « Les joueurs étant très motivés par cette première place, on ne peut pas non plus choquer le groupe en bouleversant totalement l’équipe. Mais ils comprennent très bien que par petites touches, on peut faire des ajustements d’un match à l’autre ». Un turnover qui s’explique aussi par les qualités manifestées par les entrants depuis le début de la saison. « Le plus dur dans cette idée de turnover, c’est d’avoir les qualités pour le faire. Ce n’est pas donné à toutes les équipes », souligne le coach.

Concernant le jeu en lui-même, la belle victoire face à Reims n’a pas fait perdre à Furlan la prudence qu’on lui connaît. Il redoute ainsi que le match à Ajaccio ne soit bien plus compliqué, en raison notamment de la pelouse plus que médiocre qui attend les joueurs. « On pêche encore dans la récupération du ballon, c’est pourquoi on passe parfois des moments difficiles lors des matchs. Contre Reims, notre qualité technique et la pelouse nous ont sauvés ».

JMF s’est enfin exprimé au sujet des néo-pros de l’effectif, les Henry, Jacob, Sissoko ou encore Magnon, une nouvelle fois absents du groupe. Comme il l’a déjà dit à plusieurs reprises, ceux-ci doivent encore « apprendre leur métier ». « Les néo-pros doivent travailler avec la CFA 2 aussi, car leur charge de travail doit être supérieure à celle de l’équipe A », a-t-il estimé hier.

Le groupe

Bruno Grougi pas encore remis de sa blessure aux adducteurs, le groupe de 16 joueurs est inchangé par rapport à celui qui a vaincu Reims. En revanche, en ce qui concerne l’équipe probable, il devrait y avoir des changements, comme l’a laissé entendre Jean-Marc Furlan. Valentin Lavigne et Julien Faussurier devraient être ménagés au profit de Zakarie Labidi et Manuel Pérez.

L’équipe probable : Hartock – Belaud, Castan, Diallo, Nganioni – Perez, Coeff, Battocchio – Labidi, Maupay, Pelé. Remplaçants : Léon (g.), Chardonnet, Lavigne, Faussurier, Joseph-Monrose.