4 Jan 2014

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Brest/PSG : Sans saveur, sans public

Brest/PSG : Sans saveur, sans public

Cinq ans. Cela fait cinq longues années que le Stade brestois n’a pas accueilli un match de coupe de France à domicile. Un record pour un club professionnel ? A n’en pas douter. Mais la fête n’aura pas lieu demain. De la joie du tirage il y a un mois, c’est la rancœur et l’amertume qui ont pris le dessus depuis. Demain, Brest reçoit l’équipe la plus puissante de l’histoire du football français dans l’indifférence générale. Sans son public habituel qui va en partie déserter.

Hier encore, Alex Dupont avait peine à justifier le désamour du public brestois pour son équipe au micro de RMC. Poussé dans ses retranchements par un journaliste à la suite de l’énonciation des poncifs classiques par l’entraîneur breton : « Ville de foot », « Public formidable », « Grande fête », ce dernier n’a pu que se fendre d’un fataliste « C’est effectivement un peu cher ».

Encore une fois, ce n’est pas tant le prix qui a provoqué cette réaction épidermique des abonnés, déclenchant un mécontentement général, mais bel et bien le mépris dont a fait preuve le club a l’égard de ses 5 000 fidèles. Une politique tarifaire honnête à l’égard de ces derniers, sans tentative de rattrapage aux branches ( « On a obtenu l’accord de la Fédération pour un rabais de 10€, mais c’était déjà dans notre réflexion » Télégramme du 13/12/2013) aurait créé une belle ferveur autour de cette rencontre, et nul doute que le 20 décembre l’ensemble des places aurait trouvé preneur, même au prix fort.

Au lieu de cela, il semble que le match de demain se déroulera devant un stade au tiers vide, et il s’agira du seul et unique match de la saison sans guichets fermés pour le PSG. Dans une ville si attachée à son club, cela fait tache. La tristesse de cette situation sera accentuée par l’absence d’une grande partie des fidèles (kops, abonnés Arkea et Foucauld). D’un match qui aurait dû se dérouler dans une ambiance bouillante et infernale pour le PSG, il s’agira en fait demain d’une simple représentation du champion de France de L1, dans un stade qui s’annonce acquis à sa cause (plus de la moitié des abonnés du Stade brestois n’a pas retiré « sa » place au rabais dérisoire).

Dans une école de commerce, ce cas d’école figurerait en bonne position des gestions d’événements calamiteuses. Et c’est bien triste pour notre club. Pour la première fois depuis 13 ans, je ne participerai sciemment pas à une rencontre du Stade brestois, dégoûté par la politique en oeuvre autour de cet événement.

Vivement Lens, mais la division semble abyssale entre joueurs, dirigeants et supporteurs.